reportage télé (vidéo) sur les membres de Copwatch (« les flics dans le viseur »)

En 2011, dans le Pas-de-Calais et en région parisienne (Barbes), un groupe de militants de gauche crée un site Internet de surveillance de la police, s’inspirant des sites de « copwatch » américains.
Ces activistes filment les forces de l’ordre lors de leurs interventions sur la voie publique, guettant bavures, abus d’autorité et excès de zèle.
Ils postent leurs vidéos sur le Net, n’hésitant pas à dénoncer nommément certains gardiens de la paix qu’ils jugent violents.
A Calais, les journalistes de CANAL+ ont enquêté sur ces « copwatcheurs » qui suivent les agents de la police de l’air et des frontières chargés de traquer les migrants en situation irrégulière, et qui attendent de pouvoir s’embarquer clandestinement pour l’Angleterre.

CANAL+

documentaire : comment le Pakistan a vendu du matériel nucléaire à l’Iran et la contre-prolifération israélo-américaine

fournisseurs-AQ-Khan

Le documentaire est passionnant et sans erreur factuelle à notre connaissance.

Abdul Qadeer Khan est un scientifique pakistanais, né en 1935 à Bhopal (Inde), plus connu comme l’inventeur de la bombe atomique au Pakistan et comme trafiquant de matériel nucléaire à destination de la Corée du Nord, de la Libye, de l’Iran et de l’Inde.
Il a aussi proposé ses services à l’Irak de Saddam Hussein.

Issu des classes moyennes indiennes, Abdul Qadeer Khan devient ingénieur à l’université de Karachi avant d’obtenir le diplôme de doctorat de l’université catholique de Louvain (Belgique).

Il a reconnu, en janvier 2004, avoir participé à un trafic d’armes nucléaires à destination de la Corée du Nord, de la Libye et de l’Iran contribuant à la prolifération nucléaire depuis les années 1980.

Le réseau Khan, selon un rapport de juin 2008 de l’ancien inspecteur de l’AIEA et chercheur à l’ISIS David Albright, aurait notamment vendu des plans d’armes nucléaire compactes parfaitement adaptées au vecteurs balistiques développés par des pays tels que l’Iran.

Considérée par certains comme le père de la bombe atomique islamique, celle-ci a très largement contribué à la grande popularité de Abdul Qadeer Khan dans son pays. Malgré ses aveux, il est officiellement pardonné par le président Pervez Musharraf le 5 février 2004. Ce dernier étant un allié des États-Unis, il est admis que le pardon public reste la meilleure solution pour ne pas déstabiliser le régime pakistanais.
D’après Moisés Naím, même si ces actions comportent assurément un caractère idéologique ou politique, les motivations de Abdul Qadeer Khan restent essentiellement financières. En témoignent, selon lui, les manœuvres commerciales, la présence de la Corée du Nord dans les échanges ainsi que son patrimoine immobilier.

Responsable d’une des 2 filières du programme nucléaire pakistanais pour acquérir la bombe atomique, il dirige le Khan Research Laboratories (KRL) jusqu’en 2001, date à laquelle il est contraint de démissionner.

La seule imprécision du documentaire est que AQ Khan n’est pas le seul père de la bombe nucléaire pakistanaise. Il partage la paternité de cette bombe avec d’autres scientifiques pakistanais car il y avait 2 filières pour que le Pakistant se procure des matières fissile :
– filière enrichissement d’Uranium 235 par AQ Khan
– filière production de plutonium (artificiel) par séparation isotopique ou retraitement des déchet du réacteur pakistanais de 40-50 MW (megawatts).

Fig 1 HIERARCHIE distribution des fonctions assurées par le réseau Khan

BBC China was a general cargo vessel. In October 2003 the ship was diverted to Italy while carrying gas centrifuges for uranium enrichment to Libya.

Name: BBC China
Builder: Qingshan Shipyard Wuhan, China
Launched: 2001

L’opération Olympic Games (« Jeux olympiques ») est une série de cyberattaques secrètes américaine contre le programme nucléaire iranien.

C’est une coopération entre la National Security Agency américaine et l’unité 8200 israélienne qui a notamment débouchée sur le développement du virus informatique Stuxnet. Ce dernier est conçu pour désorganiser l’informatique des centrales nucléaires iraniennes.

Le programme a été initié sous l’administration Bush et a continué sous l’administration Obama.

Le virus a réussi à détruire 1000 centrifugeuses sur les 5000 qu’il y avait à l’époque sur le site nucléaire de Natanz.

Sources : Wikipedia

interview télé du diplomate Jean-Marc de La Sablière, de Robert Littell et de l’historien Nicolas Werth

BIBLIOTHEQUE MEDICIS, Invités: R. Jaccard, R… par publicsenat

Jean Marc de La Sablière, né en 1946 à Athènes (Grèce), est un diplomate français
. conseiller diplomatique auprès du Président de la République française Jacques Chirac (2000-2002)
. En 2002, est nommé représentant permanent de la France au Conseil de sécurité et chef de la mission permanente auprès des Nations unies de 2002 à 2007.

Robert Littell né en 1935 à New York est un écrivain et journaliste américain spécialiste des services secrets.
Il a écrit une douzaine de romans d’espionnage, dont le plus connu, La Compagnie : le grand roman de la CIA retrace l’histoire de la guerre froide (de 1950 à 1995 pour être exact) à travers les destins croisés de personnages du KGB et de la CIA.
Robert Littell est le père de l’écrivain Jonathan Littell.

Nicolas Werth, né en 1950, est un historien spécialiste de l’histoire de l’Union soviétique.

source des mini biographies : Wikipedia.